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Visiter un stand de commerce équitable, c'est se plonger dans un monde qui n'est pas seulement fondé sur les rapports marchands. Chacun peut se renseigner sur la filière grâce à laquelle vivent les professionnels, qu'ils soient artisans ou distributeurs. D'abord, les professionnels de l'équitable sont plus nombreux. Entre les artisans, les associations, les professionnels de l'alimentaire ou du textile, tous les continents sont représentés, de l'Amérique du Sud à l'Asie en passant par l'Afrique.
D'autre part, le salon de l'an dernier s'est transformé en Rencontres. Les visites des stands sont jalonnées par des débats, les soirées sont consacrées aux musiques actuelles. Un thème domine les trois journées des Rencontres : la réflexion sur la dette des pays du Sud. « C'est ce mécanisme qui a remplacé le colonialisme, s'insurge Hervé Le Gall. On a l'impression que le Nord aide le Sud, mais rien n'est plus faux. Le Nord n'aide pas le Sud, il le pille ». Et de sortir les chiffres 2007 soutenus par le comité pour l'annulation de la dette des pays du tiers-monde : « 104 milliards de dollars d'aide au développement, contre 540 milliards de dollars dus par le Sud au Nord, entre les intérêts de la dette et les frais ».
Des frais, Ingalañ en a engagé pas mal pour organiser ces rencontres. Entre 150 000 et 200 000 €. Heureusement, l'association bénéficie du soutien de la Région Bretagne et la Ville de Lorient a aussi versé son écot. Plus étonnante, la participation financière du CCAS, le comité des oeuvres sociales d'EDF, déjà présente l'an dernier. Cette puissante structure ne s'occupe pas que des centres de vacances que fréquentent ses salariés. Elle est aussi solidaire. Ingalañ compte d'ailleurs se rapprocher des Électriciens sans frontières pour poursuivre ses projets. Parmi lesquels l'aide au développement de la filière coton biologique au Burkina Faso, sur laquelle elle fonde de grands espoirs.
François NIKLY.
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