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Le Brestois Benoît Le Roux défendra son titre de champion de France, vendredi à Quiberon. : René Riou TOUT POUR LA MER... Champion de France juniors en 2001 et plusieurs fois sélectionné en équipe de France seniors (il s'est classé 7e aux championnats d'Europe en Bosnie en 2007), Benoît Le Roux a définitivement tourné la page des descentes de rivières. « J'ai arrêté en décembre dernier suite à ma non-sélection pour les championnats du monde, qui se sont disputés en juin en Italie. J'avais de toute façon décidé de stopper la descente après la saison 2008. Mais du coup, j'ai arrêté un peu plus tôt (rires) ! Depuis, je me consacre exclusivement au merathon. » Car à 24 ans, ce technicien composite songe aussi à son avenir professionnel. « Je voudrais me mettre à mon compte dans la fabrication de kayaks. Et la descente à haut niveau, c'était vraiment du plein-temps, il fallait s'entraîner deux fois par jour. »
UN TITRE A DÉFENDRE, UN AUTRE A DÉCROCHER... Champion de France depuis son succès en 2007 à Hardelot, dans le Pas-de-Calais, Benoît Le Roux viendra remettre son titre en jeu dans le Morbihan. « J'ai gagné toutes les épreuves sélectives. J'aborde donc ces championnats de France plutôt confiant. Mais c'est vrai que le niveau est de plus en plus relevé depuis un ou deux ans. » Le Morbihannais Yannick Laousse (Erdeven), les Grégoriens Jean Rillard et Edwin Lucas et le Guadeloupéen Franck Fifils seront ainsi parmi ses plus sérieux concurrents pour le titre en K1 vendredi. Benoît Le Roux s'alignera également en kayak biplace samedi, en compagnie d'un autre Brestois, Yann Le Toquet. « On va essayer d'aller décrocher aussi le titre en K2 avec Yann ! » Un titre qui est pour le moment propriété des Grégoriens Marc Le Mentec et Edwin Lucas.
LA COURSE. L'épreuve, longue de 11 milles, se disputera sur des kayaks de mer « Sit on Top ». Explications du champion de France : « On est assis sur le bateau et on n'a plus de jupette (composante qui forme un joint d'étanchéité entre le pagayeur et son embarcation). Ce sont des kayaks qui mesurent entre 6 m et 6,50 m de long. » L'effort à fournir étant totalement différent de celui des épreuves de rivières. « C'est beaucoup plus en endurance. Et c'est une course qui se dispute en groupe. Cette confrontation directe fait aussi naître un aspect tactique qui n'existe pas forcément en descente, où l'on part chacun à son tour. »
L'AVANTAGE DE LA BRETAGNE. Après avoir décroché son titre dans le Pas-de-Calais il y a un an, le Brestois se réjouit de pouvoir le défendre en Bretagne. « Il y a déjà davantage de monde à venir me voir courir. C'est un petit avantage. Et c'est également un coin très sympa que je connais bien, pour n'être pas très loin. » L'occasion, donc, de quelques milles de reconnaissance ces derniers jours. « Je suis sur place depuis lundi. Je vais pouvoir naviguer un peu sur le site avant la compétition... » Le champion de France ne veut rien laisser au hasard avant son week-end morbihannais.