Fabrice Abriel : « Visons le plus haut possible »
Fabrice Abriel affiche une belle gourmandise. Lorient doit franchir un palier. : Thierry Creux.
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Fabrice, c'est une surprise de vous retrouver à Lorient ?
Mais j'ai encore deux années de contrat et, en mai lorsque je suis parti en vacances, j'étais dans ma tête encore à 90 % lorientais. Avec ce que j'ai vécu ici, sportivement et humainement, je ne suis pas revenu en traînant les pieds. Mais avec l'envie d'aller plus loin.
Au sortir d'une saison pleine, on vous imaginait signer dans un club plus huppé.
J'ai eu des contacts, mais il ne sert à rien d'en parler puisque cela ne s'est pas fait. Et puis le Mercato n'est pas terminé. Le club avait placé la barre très haut (8 millions d'euros), la preuve que je suis estimé ici (rires). J'attends désormais des dirigeants qu'ils me prouvent un tel attachement.
La saison démarrera sans vous (*), comment jugez-vous l'effectif du FC Lorient ?
Ce n'est qu'à la fin de la saison que je pourrai répondre. On sait dans quel secteur on s'est renforcé, on savait où se situaient nos lacunes. Avec Kevin Gameiro, on a pris l'option de la profondeur, on a fait signer des jeunes. La jeunesse est perfectible, mais peut aussi s'endormir. Lorient doit franchir un palier et l'ossature a l'expérience de deux saisons de L1. En doublant les postes, on met plus d'options dans le jeu, notamment quand l'infirmerie est garnie. Cela nous avait un peu pénalisés la saison dernière, quand trois ou quatre cadres étaient blessés.
Le FCL version 2008-2009 vous paraît-il mieux armé ?
On est mieux armé c'est sûr, tant que les blessures ne s'en mêlent pas. Si chacun joue à son niveau, si la concurrence bat son plein, même si la locomotive reste le onze de départ, on devrait continuer à progresser.
Que pouvez-vous ambitionner cette saison ?
On sait que le mois d'août sera important avec 15 points à prendre. Pour une équipe comme la nôtre, il est important de bien se lancer, de vite trouver ses marques. Je m'attends à un championnat plus relevé avec quatre grosses cylindrées (Bordeaux, Lyon, Marseille et le Paris SG) qui laisseront peu de points aux autres. Mais derrière il y aura des surprises, on espère en faire partie. Entre la 5e et la 17e place, la lutte sera serrée, alors visons le plus haut possible.
Que serait une saison réussie ?
Se classer au moins aussi bien que l'an dernier (10e), mais avec plus de buts et un très bon parcours dans l'une des deux coupes avec une finale. Mais surtout progresser collectivement.
Recueilli par
Éric HORRENBERGER.
(*) Abriel, qui a disputé l'intégralité des 76 matches des deux dernières saisons, purgera un match de suspension, consécutif à trois avertissements.
Ouest-France