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Le mandat de Jean-Michel Bellat prendra fin en octobre. Samedi, il a été victime du poids important des districts au sein du comité de direction, qui ne lui a pas accordé sa confiance pour un nouveau mandat. : Ludo Le RidouGrosse surprise samedi matin à l'assemblée générale de la Ligue de Bretagne de football. Le comité de direction a rendu son verdict : c'est Jean-Claude Hillion, président du district du Morbihan, qui est proposé pour assumer le rôle de président pour les quatre prochaines années. À 11 voix contre 9. Mais Jean-Michel Bellat, le président sortant, n'est pas amer : « Je connaissais le risque. J'étais officiellement candidat à ma propre succession. Lors de la dernière réunion du comité de direction, samedi dernier, Jean-Claude Hillion n'avait toujours pas indiqué s'il serait candidat. Il se déclarait simplement « disponible ». Je pense que, s'il y est allé, c'est qu'il savait qu'il serait élu. Personnellement, je n'ai jamais douté de sa candidature. Je suis donc déçu mais pas surpris. »
Sur un plan électoral, les clés de la défaite de Jean-Michel Bellat sont les districts. Depuis une dizaine d'années et une réforme effectuée par Jean-Claude Hillion, leur poids dans la désignation des indépendants au sein du comité de direction est très important. Cette année, les conséquences ont été défavorables à Jean-Michel Bellat : « Certains indépendants, qui auraient sans doute voté pour moi, ont été écartés. Comme par exemple Pierre Rochecongard. Je savais que le Finistère nord ne me soutenait pas, de même que le Morbihan. En début de semaine dernière, j'ai appris que le Finistère sud me lâchait. Il ne me restait plus que l'Ille-et-Vilaine et les Côtes d'Armor. »
Comment expliquer une telle fronde ? « On n'est jamais si bien trahi que par les siens... Lorsque les gens mettent leur bulletin dans l'urne, ils le font en tout état de cause et prennent leurs responsabilités. Je ne veux pas rentrer dans des considérations trop politiques. Je ne suis pas dans cette logique, je ne l'ai jamais été. Je reste fidèle à moi-même. C'est comme ça. »
Sur le plan des résultats, la situation financière de la Ligue a certainement pesé dans la balance : presque 100 000 € de déficit pour 2006-2007, c'est encore plus que la saison précédente. Une cause : les salaires, qui ont globalement augmenté de 15 % : « C'est mon initiative reconnaît Jean-Michel Bellat. C'est peut-être cela qui m'est reproché. Bien sûr, c'était un risque. Mais c'est avant tout une reconnaissance du travail effectué au sein des clubs. »
Le mandat de Jean-Michel Bellat ne s'arrête qu'en octobre prochain. Mais il restera membre du comité de direction. « Un moyen de continuer à exposer mes idées poursuit-il. Revenir à la présidence ? Pourquoi pas. J'avais des idées pour aider les éducateurs, pour faciliter les déplacements des clubs. Être président, c'est un investissement. Cela m'a coûté. Mais c'est un choix, j'assume tout. Ma déception provient surtout de l'investissement humain. »
Hier, malgré nos multiples appels, le nouveau président de la Ligue, Jean-Claude Hillion, est resté injoignable.