la reprise sereinement. Sans excès de confiance ou de prudence.
Le recrutement. « Le but était de réussir l'adéquation entre nos manques et nos possibilités et on n'a pas à avoir de regrets. Il n'y a pas eu de joueur majeur qui nous a échappé. On s'est encore situé dans une logique économique : on investit pour avoir des retours sur investissement, et la venue de jeunes garçons comme Antoine Buron, Morgan Amalfitano et Kevin Gameiro s'inscrit dans cette logique. Ce sont des joueurs qui peuvent prendre une autre dimension à Lorient, ils doivent développer leur potentiel chez nous. À l'inverse, il n'y aura pas de départ parmi les joueurs titulaires... sauf grosse proposition impossible à refuser. La porte est par contre ouverte pour ceux qui risquent de ne pas jouer. »
La préparation. « L'intensité de la compétition n'est pas comparable avec un match de préparation. On ne peut pas artificiellement créer cette pression. Il n'y a pas eu que du positif mais le match contre Caen (3-1), qu'on a parfaitement maîtrisé malgré un léger relâchement en fin de parte, a confirmé notre montée en puissance. Et la venue de Gameiro offre d'avantage de profondeur dans le jeu. »
Le mois d'août. « On le dit et le répète : bien débuter une saison conditionne la suite. Et le mois d'août peut aider à la réussite : si on nous enlève les 11 points d'août 2007, ce n'est ensuite plus la même saison. On sait qu'on est capables de le faire, de surcroît on a plus d'atouts que les deux saisons précédentes, plus de possibilités et de capacités dans le jeu. Mais on s'attend aussi un jour à connaître moins de réussite en août, car en sport, rien n'est jamais acquis. »
Le Mans. « Depuis deux ans, toutes les confrontations face aux Manceaux ont été tendues, difficiles à vivre et à jouer. Ce ne sont pas des matches qui inspirent confiance. On ira pour développer notre jeu, ensuite il y aura un rapport de force, une opposition de styles où il ne sera pas évident d'imposer notre jeu. Même s'ils ont perdu des joueurs, il reste du monde derrière. Mais au final, on partira moins dans l'inconnu que Le Mans. »
La veille. « L'année de la montée, la reprise était un événement. Le danger serait de banaliser cette reprise car c'est au Mans et donc pas forcément une affiche, car c'est une troisième saison en L1. Or reprendre le championnat n'est jamais anodin, il faut éviter le phénomène d'accoutumance. Mais on peut penser que le contexte est un peu différent, il y a plus de sérénité. Mais affirmer que tout va bien serait dangereux, l'inverse aussi d'ailleurs. Personnellement, il y a moins d'excitation, plus de sérénité. L'idéal serait de trouver un équilibre entre les deux. »
Le championnat. « La L1 est aujourd'hui plus hiérarchisée. Dans ce registre, il sera plus difficile de faire pire que la saison dernière. Devant, on va trouver les trois gros qui sur le plan technique sont largement supérieurs. Sur le plan de la maîtrise, y arriveront-ils ? Saint-Etienne pourrait venir les titiller. On peut penser que les gros budgets seront devant, et qu'il n'y aura pas de Lens, Monaco ou Paris SG à se battre pour le maintien. Ce qui ne sera pas forcément bon pour nous. Au-delà des effectifs, il faut aussi être attentif à la tête des clubs, aux équipes dirigeantes... Quand il y a une sérénité à tous les étages d'un club, cela permet plus facilement de franchir des caps difficiles. »
Une bonne saison. « Ce serait un maintien tranquille, comme l'an dernier, sans que l'équipe ne se relâche. »
Recueilli par
Jeremy GOUJON
et Éric HORRENBERGER.