Édition du mercredi 02 avril 2008
Huit marins dans le sillage d'Eric Tabarly
Pascal Bidégorry. 40 ans, vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2005 sur le trimaran Banque Populaire IV ; prépare la construction d'un maxi-trimaran de 40 m. « Ses idées étaient avant-gardistes. Il a ouvert une voie. C'est simple : avant lui, rien de tel n'existait. »
Samantha Davies. 33 ans, prépare le Vendée Globe 2008 sur le monocoque Roxy. « Pour nous Anglo-Saxons, notre idole c'est Peter Blake. En découvrant la course au large et en solo, à la française, j'ai alors compris toute l'influence qu'a eue Éric Tabarly sur la voile. »
Jean-Pierre Dick. 42 ans, vainqueur de la Barcelona World Race, sur le monocoque Paprec-Virbac II.
« J'avais 10 ans quand Tabarly a gagné à Newport. Après des jours sans nouvelles, le voilà qui surgissait, en vainqueur. Ça a marqué mon imaginaire à tout jamais. »
Yann Eliès. 34 ans, prépare le Vendée Globe 2008 sur le monocoque Generali. « Je ne l'ai jamais rencontré. J'ai de lui l'image de celui qui innove, qui invente les foils sur multicoque, mais aussi celui qui va toujours plus loin dans le dépassement de soi. »
Franck Cammas. 35 ans, détenteur du record de traversée de l'Atlantique-nord sur le maxi-trimaran Groupama 3. « À 9 ans, j'ai lu et relu son livre relatant son tour du monde sur Pen Duick VI. Je n'étais pas du milieu marin, ce récit m'a subjugué. »
Alain Gautier. 45 ans, vainqueur du Vendée Globe en 1992-93, skipper du trimaran Foncia. « Gamin, j'allais voir la construction des Pen Duick au chantier La Perrière ! C'était un homme, à la force mentale incroyable, toujours en train d'innover. Il a fait découvrir la mer aux Français. »
Jérémie Beyou. 31 ans, a gagné la Solitaire du Figaro et prépare le Vendée Globe 2008 sur Delta Dore. « C'est difficile de parler d'un homme que l'on n'a pas rencontré. Mais le marin reste célèbre par son palmarès, énorme, et son apport technologique, énorme lui aussi. »
Hervé Laurent. 51 ans, 3e du Vendée Globe 1996-97. « Tabarly était venu à la voilerie Tonnerre, où je travaillais ¯ j'avais à peine 20 ans ¯ pour remercier l'équipe de son bon boulot. Il avait une poigne de fer ! La course au large lui doit tout. »
Ouest-France