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La filiale Nass et Wind technologies est entièrement passée sous le contrôle de Gaz de France qui engrange ainsi 34 mégawatts installés, 150 mégawatts autorisés, 1 500 mégawatts de projets et devient ainsi le premier opérateur éolien français.
« Cette société fondée en 2001 était un peu notre bébé. Elle est aujourd'hui assez forte pour voler de ses propres pales », explique Nathalie Le Meur. Si la holding Nass et Wind, de Peter Nass et Nathalie Le Meur, se sépare de son secteur éolien terrestre, c'est pour dégager des fonds et s'engager dans une nouvelle conquête industrielle. La filiale Nass et Wind énergies nouvelles va travailler sur la production d'énergie à partir de la biomasse et l'électricité photovoltaïque. Le dossier d'une unité de méthanisation valorisant les déchets agricoles et déchets de cantines municipales, notamment, est en cours de validation dans une commune morbihanaise.
Un enjeu économique
Une autre filiale Nass et Wind offshore s'intéresse aux parcs éoliens en mer. Un site en Bretagne Nord et deux sites en Bretagne Sud sont en cours d'étude. Une ferme éolienne est dite offshore lorsqu'elle est éloignée du rivage de plus d'une dizaine de kilomètres. Ce type d'implantation, qui s'affranchit des contraintes terrestres, autorise des puissances installées jusqu'à 300 mégawatts mais aussi des investissements considérables.
« Grâce à l'éolien, l'autonomie en énergie électrique de la Bretagne est passée de 5 % à 9 %, relève Nathalie Le Meur. D'ici dix ans, il est possible d'atteindre 20 à 30 %. L'enjeu économique est important. Si nous ne voulons ni du nucléaire, ni des centrales thermiques, l'éolien est une opportunité à saisir. »
Nass et Wind, implantée au Plénéno à Lorient, emploie une trentaine de personnes et poursuit son recrutement.
Jean-Laurent BRAS.
Les possibilités d'implantation à terre étant limitées, c'est vers la haute mer que se tournent désormais les industriels de l'éolien.