« Quand on n'en trouve pas dans un coin, on va la chercher dans un autre. » La dorade grise mène les marins en bateau. Parfois, car,
« d'un banc à un autre », de l'ouest de Belle-Ile,
« 2 à 4 heures de route, selon l'endroit », à Ar Men, à Sein,
« 7 heures de route », Gérard Le Bolay, 38 ans, aura le dernier mot sur la
« grisette », ou encore griset, l'autre nom du
Spondyliosoma cantharus.Le patron de l'
Océanie, chalutier rouge et blanc de 16,65 m, traque habituellement la dorade grise de mi-novembre jusqu'aux derniers jours de mars. Hélas, le moteur du navire vient de rendre l'âme. La facture est plutôt salée : 100 000 € pour un bourrin neuf
« sans les travaux annexes » et un mois d'immobilisation à terre, sans voir l'écaille argentée d'un pesked. Faut savoir tenir la marée.
« La dorade se pêche la nuit, reprend Gérard Le Bolay.
C'est à ce moment-là que le poisson se regroupe pour frayer et pour chasser. De la sardine, du sprat, de l'anchois. » Et des algues, et des hydraires. Omnivore, l'animal. Le patron de Larmor-Plage travaille avec un chalut semi-pélagique à grande ouverture verticale, un Gov comme on dit, qu'il tracte au-dessus du fond ou au ras de la roche. La gueule, ouverte en grand, mesure 18 m de haut en bas. Chaud devant, le griset ! Un bon coup ?
« Une tonne, deux tonnes. » Moins bon ?
« 500 kg. Et s'il le faut, enchaîne Gérard Le Bolay,
on se rabat sur la langoustine ou sur la lotte. » Au chalut de fond, cette fois.Yann GROAC'H.
La dorade grise est hermaphrodite. Elle change de sexe au cours de sa huitième année et devient mâle. C'est papa qui prépare le nid sur les fonds de graviers où maman pond ses oeufs. Puis il monte la garde environ dix jours, jusqu'à l'éclosion, pour protéger ses petits des méchants prédateurs.
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Recettes : En filet sans les arrêtes