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A bord du Gildany II, Amélie Minereau et Julie Tourolle, ingénieurs, et le patron de pêche, Gildas Kerzerho. Mardi soir, la pêche scientifique a été pesée et stockée en chambre froide. Mercredi, Amélie Minereau, ingénieur géologue, et Julie Tourolle, ingénieur biologiste, ont pesé, mesuré les différentes espèces de poisson. « Nous pratiquons des prélèvements d'estomac que nous adresserons à un laboratoire afin de connaître leur nourriture, surtout celle des poissons de fond. Le but est aussi de savoir si nous sommes sur une zone de nourrissage. » Le premier chalut à grande ouverture a été relevé au lever du jour. Les deuxième et troisième traits ont été faits en chalut jumeau. Le deuxième trait a été pratiqué avec une chaussette pour diminuer la taille des mailles. « Nous avions une autorisation de la préfecture maritime » précise les deux ingénieurs.
« Nous avons pêché beaucoup de merluchons, de soles, du bar, quelques raies et congres, environ 300 kg de sardines, de la seiche, des encornets, du rouget, un peu de maquereau, une seule morue, de la dorade grise et une dorade rosée, du carrelet, du tacaud, du chinchard, rouget et grondin, un peu de lieu jaune. Les coquillages ont été évalués sur le bateau et nous les avons remis à la mer. » Après l'avoir décortiqué sous toutes ses écailles, reste à mettre tout ce poisson en équation et en diagramme.
« Nous n'en sommes qu'à l'état de recherche » précisent Amélie Minereau et Julie Tourolle. « Nos évaluations vont permettre de faire une étude d'impact en intégrant les positions des traits de chaluts. Nous avons pêché sur l'ensemble de la zone concernée par le permis de recherche sablière. » Gildas Kerzerho confirme : « Il y avait du brouillard, mais nous avons fait le travail là où il fallait. » Pourquoi a-t-on choisi son chalutier pour cette campagne scientifique ? « On a choisi le patron le plus ancien de Lorient. J'ai 54 ans et demi. »
(1) Lafarge a pour projet une éventuelle extraction de sable en mer, à plus de trois milles des côtes (7 km), par moins 30 mètres de fond et à raison de 600 000 tonnes par an.
Christian GOUEROU.