Venu d'Amiens, il est tombé dans le foot tout petit.
« J'arrive pour m'inscrire dans la continuité, pour travailler dans l'esprit du club. Le FCL est un club convivial, pas familial car cela sous-entend une notion d'amateurisme. » Au Moustoir, il retrouve aussi un certain Fabrice Abriel, connu dans l'antichambre des pros du Paris SG... au siècle dernier.
Car Olivier Renard est tombé tout petit dans le foot. Si sa famille est originaire du Lot, c'est en région parisienne qu'il a grandi. Au PSG qu'il a signé sa première licence en poussins. Un détail qui devrait lui valoir de solides discussions avec Benjamin Genton... « J'y ai joué jusqu'à l'âge de 18 ans. Ensuite, je suis devenu éducateur diplômé du club. » Responsable des poussins, entraîneur à la section sport-études de Verneuil-sur-Seine, ou dans l'entourage de Bernard Guignedoux ou Dominique Leclercq, il y a tout connu. Suivront une expérience enrichissante au Red Star de Jean-Claude Bras et même une saison aux Etats-Unis à Foley (Alabama). Mais c'est dans la société civile qu'il connaît ses premières expériences professionnelles, d'abord à Décathlon (responsable de rayon), puis à la Banque Nationale de Paris (directeur d'agence).
En juillet 2005, il retrouve le football à Amiens. Trois ans plus tard, il accède à la L1. Premières impressions, un mois après son arrivée chez les Merlus. « Le premier gros chantier consistait à rencontrer tous mes collaborateurs et ensuite d'évaluer le fonctionnement du club. Cela prend du temps, surtout que parallèlement l'urgence sportive me valait de passer quatre à cinq heures par jour avec Roland Bourse. Dans un deuxième temps, je chercherai à améliorer ce qui peut l'être, tout en sachant que je ne suis pas un faiseur de miracles. Il existe ici une dynamique à pérenniser. Le fond est sain mais des détails sont à améliorer. »
Passionné certes, mais Olivier Renard ne s'autorisera jamais à donner un avis technique. « Mais je ferai les déplacements avec l'équipe ! »
É.H.