Le 18 novembre 42, c'est le retour des escadrilles, alliées cette fois. Les Américains attaquent de jour, avec 19 bombardiers lourds. Le surlendemain, le préfet décide de fermer les écoles. Elles rouvrent le 14 décembre, pour fermer de nouveau le 16 janvier. Il faut dire que l'opération massive de destruction décidée par Churchill a commencé la veille.
La grande démolition
Vingt mille personnes quittent la ville en quelques jours, dont huit mille par le train ou les autocars. Les autres partent en voiture, en bétaillère, en charrette à cheval. Les plus modestes s'enfuient à pied avec des brouettes, des landaus, des vélos surchargés de quelques valises et paquetages...
Il faut attendre le 3 février pour que le préfet impose l'évacuation des civils encore présents dans le secteur le plus bombardé (Lanester, Larmor, Lorient, Ploemeur, Keryado, Locmiquélic, Riantec, Port-Louis et Gâvres). Dans ce qui va devenir la Poche un an et demi après, il restera de 5 % à 40 % de la population selon les communes. A Lorient, entre 3 000 et 4 000 habitants sont restés sur place. Par nécessité professionnelle pour la plupart : travailleurs de l'arsenal, fonctionnaires astreints à résidence, approvisionneurs...
La base de sous-marins est intacte
C'est la grande démolition. Elle dure un mois. La ville est rasée à 70 %. Sur ses 5 000 immeubles, 3 500 sont en ruines et une forte proportion de ceux qui sont encore debout est très endommagée. Pourtant, la plupart des immeubles indispensables à l'occupant a résisté au cataclysme. Pourquoi ?
Les bombes incendiaires sont des tubes remplis de phosphore et munis d'un percuteur. Quand elles touchent un obstacle, le percuteur se déclenche et le phosphore se répand. Au contact de l'air, il s'enflamme. Le trou dans le toit fracasse trois ou quatre ardoises. La bombe traverse le plancher du grenier, puis les étages inférieurs. Le feu qui s'en suit dévaste les maisons abandonnées. Les Allemands, eux, sont présents dans les immeubles qu'ils ont réquisitionnés. Quand une bombe y pénètre, ils la saisissent avec des pincettes et une pelle à feu, et ils la jettent par la fenêtre ou dans un bac de sable. Les dégâts sont minimes.
Conquérants puis assiégés
Principale cible des Alliés, la base de sous-marins est intacte elle aussi. Pour d'autres raisons. Elle a été construite pour résister aux bombes les plus puissantes de l'époque. La fameuse Tall Boy de 5,4 tonnes, tombée le 6 août 1944 sur le K3, a creusé un cratère dans le plafond épais de 9 mètres, mais n'a pas réussi à le transpercer.
Question : à quoi a donc servi la destruction de Lorient ? Ce qui subsiste de la ville détruite fonctionne désormais de façon précaire. Les réseaux d'eau, d'assainissement et d'électricité sont anéantis. Le tissu économique, qui permet la vie normale d'une ville, a disparu. Les Alliés sont en train de gagner sur mer la Bataille de l'Atlantique. Ils accentuent la pression sur l'ennemi en réduisant ses capacités logistiques à terre. Les conquérants de 1940 vont devenir les assiégés de 1944.
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jeudi 18 mars 15:37 Vannes
mercredi 17 mars 17:56 Bretagne
A chaque escale à Groix, après plusieurs repas dans ce restaurant, il nous devient parfois...

ne pas hesiter à parler avec la patronne Nathalie.tres bonne table.adapte le menu s'il ne vous...

Même si l'extérieur n'est pas original, entrez ! Martine et Joël sont très accueillants. La...

Acceuil chaleureux et cuisine exellente!On ne s'y attend pas dans ce petit resto qui reste discret...

On ne s'ennuie pas, bons effets spéciaux. Nous n'avons pas été déçues....

Un film délirant mais qui qui manque de rythme je trouve. Le trip paranormal...
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