Le poids de la Navale au pays de Lorient
En haut, Fabrice Loher (UDF, majorité présidentielle), en bas Françoise Olivier-Coupeau (PS)
Les candidats savent, tous, combien DCNS, entreprise de construction navale militaire pèse en terme d'emplois, tant directs que pour la sous-traitance. La LCR et les Verts rêvent qu'on arrête la construction des bateaux gris. L'UDB l'admet pour la Défense nationale.Exception pour Cyril Le Bail (Lutte ouvrière). Il travaille à DCNS. Mais il déplore « le changement de statut, adoubé tant par la droite que par la gauche, la précarité de l'emploi, la diminution par deux des effectifs, l'augmentation des accidents du travail. » Daniel Bergeron (Front national) est revenu sur le départ d'une grande partie de la Marine nationale « qui était en osmose avec la population. »Et il a évoqué une construction navale française « sous perfusion, à coups de subvention. » Quant aux autres, ils jouent pragmatique. « Si je suis élue, a dit Maria Colas (UMP), je voterai la loi de programmation militaire, et je ferai en sorte que Lorient soit assuré d'un plan de charge suffisant dans les 10 ans qui viennent, pour les frégates multimissions. » Elle a en outre regretté « la mauvaise anticipation en faveur du pôle des entreprises navales civiles pour leur fournir les outils dont ils avaient besoin. » Jean Le Bot (Parti radical) a renchéri : « La collectivité a investi dans un élévateur limité à 650 tonnes. Cela interdit aux entreprises de réparation, tout autre marché pour des bateaux de tonnage supérieur. » L'élévateur de Lorient est cependant l'un des plus grands sinon le plus grand de la façade atlantique en Europe.Pour Fabrice Loher (UDF) « le développement économique est ma priorité. Un député de Lorient se doit de défendre le programme de défense militaire. Alors que le député sortant, Jean-Yves Le Drian, n'a pas voté, je le rappelle, la loi de programmation 2003-2008. » Hervé Le Guen (Parti Breton) a mis l'accent sur la navale civile. « Si les collectivités l'avaient voulu, le bassin de l'arsenal numéro 1 aurait pu être un outil complémentaire à l'élévateur. » Enfin, Françoise Olivier-Coupeau (Parti socialiste) a insisté : « La construction militaire doit être défendue et je me réjouis de l'aménagement de la rive gauche du Scorff pour le pôle naval civil. »
Ouest-France
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