Christian Bellus (à gauche) et Jean Godefroy, avec Monique Salaün, qui assure la logistique de l'antenne régionale de Médecins du Monde. « Avant de décider d'ouvrir un tel centre, nous avons mené une étude exploratoire pendant dix-huit mois sur la communauté d'agglomération, explique Christian Bellus, un des animateurs de la délégation. Nous avons identifié deux publics qui n'ont pas d'accès aux soins. D'abord, les SDF. Ensuite, les gens en situation irrégulière. »
Les SDF, ce ne sont plus « les clochards » bien identifiés de jadis. Ils sont environ 120, dont une vingtaine de femmes. La moitié d'entre eux sont des jeunes, très désocialisés, et souvent dans le déni de soins. Il est dur de les amener à se préoccuper de leur santé. Ils attendent des solutions immédiates et la confiance est lente à instaurer.
La confiance, pour l'autre public, passe le plus souvent par des associations médiatrices : « Nous travaillons beaucoup avec le MRAP ou le réseau Éducation sans frontières. D'après les chiffres officiels, dans le Morbihan, ce sont 150 à 180 personnes qui se retrouvent de fait dans la clandestinité : des sans-papiers, des déboutés du droit d'asile, parfois des familles complètes. L'angoisse est leur lot quotidien, avec l'insécurité, les enfants peu scolarisés, l'absence de couverture pour la santé. »
« Pas un machin de plus »
Pour Jean Godefroy, responsable du Caso, « nous ne sommes pas un machin de plus. Nous travaillons avec les réseaux existants, les CCAS, l'hôpital, les centres sociaux. Nous sommes présents aux Restos du Coeur, nous participons aux maraudes du samu social. Mais nous avons un autre rôle : le témoignage. Nous établissons des dossiers sociaux avec les gens que nous accueillons. Ces dossiers sont centralisés par l'observatoire de la Mission France de Médecins du Monde. Ils permettent de mettre en évidence les évolutions de notre société. »
Médecins du Monde a ouvert 21 centres d'accueil à travers la France. Le plus proche est celui de Nantes. Il y a aussi des missions itinérantes spécialisées (prostitution, saturnisme), mais la délégation Bretagne n'y a pas encore eu recours. « On n'est pas dans une région de fortes tensions sociales. Cela n'empêche pas qu'il y ait du travail de terrain à assurer tout au long de l'année. »
L'antenne régionale fonctionne avec un collège de six administrateurs. Le Caso tourne avec une dizaine de bénévoles et cinq médecins, bénévoles eux aussi (dont trois en activité). Il assure deux permanences par semaine : le mardi de 14 h à 17 h et le jeudi de 9 h à 12 h.
Contacts : tél. 02 97 84 79 38 ou medecinsdumondebretagne@wanadoo.fr

Cadre et décor très sympa, de bons concerts de temps en temps. Accueil peu chalereux, "à la tête...

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Déco sympa et lieux très propres. Vue magnifique. Acceuil top, service poli et agréable, Bon...

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