La pollution à la dioxine entre Redon et Guémené-Penfao, l'an dernier, aura coûté plus de trois millions d'euros selon la préfecture de Loire-Atlantique. Au total, 1 023 animaux de 45 élevages ont été abattus. Montant total du préjudice ? Plus de trois millions d'euros selon la préfecture de Loire-Atlantique en charge de ce lourd dossier. Sans oublier 5 800 000 litres de lait détruits ; 1 023 animaux abattus ; des tonnes et des tonnes de fourrages (par qui la contamination était arrivée) perdues... Et toujours autant d'ombres au tableau.
Car, même au bout d'un an, les scientifiques ne savent toujours pas déterminer avec certitude l'origine de la contamination. Selon l'Institut national de l'environnement et des risques, elle est intervenue par voie atmosphérique à la fin de l'été 2006 et conduite par combustion de bois ou de biomasse. « On peut également cibler l'origine de la pollution dans un secteur autour de Guémené-Penfao », explique Michel Papaud, secrétaire général de la préfecture de Loire-Atlantique, en charge de l'intérim du préfet pendant les vacances.
Un feu de bois à trois millions d'euros
De nouvelles données qui écarteraient en tout cas la responsabilité de l'incendie de l'entreprise de polystyrène Knauf, à Redon, en juin 2006. Comme ont été écartées, avant cela, de nombreuses autres hypothèses, des plus plausibles au plus improbables : sources industrielles, nuage venu de nulle part et même largage de gasoil par avion !
Pour les experts, la thèse la plus sérieuse se porte sur « un brûlage de verger. À partir de là, on ne peut plus remonter plus loin, poursuit Michel Papaud. On a un problème de reconstitution. On sait que tel brûlage a existé à tel moment à tel endroit, mais aucun ne coïncide complètement. »
Voilà qui ne convainc « pas complètement » Dominique Lebreton, à la tête de la Confédération paysanne de Loire-Atlantique. « Surtout que ces analyses ont été faites presqu'un an après. » Une méfiance partagée par beaucoup dans le Pays de Redon. La faute, sans doute, à l'Etat, qui ne s'est pas montré particulièrement bavard sur ce dossier. « Il n'y a pas eu de transparence, estime même Dominique Lebreton. Au départ, personne n'avait intérêt à ce que l'affaire s'ébruite dans tous les sens. Mais ensuite, quelque chose n'a pas fonctionné. Cela pose un problème de démocratie pour les crises à venir. »
Question de santé publique
En préfecture de Loire-Atlantique, on plaide non coupable : « S'il y a eu des difficultés de communication, il faut les trouver dans la réticence qu'on peut avoir à soulever des inquiétudes dans le domaine alimentaire, surtout quand on connaît leurs effets rapides et pénalisants. »
« Au moins, cette affaire a ouvert les yeux de beaucoup et il y aura désormais des analyses faites sur certains végétaux, comme cela se fait déjà autour des incinérateurs », se console Jean-Luc Fossé, agriculteur à Langon et responsable local de la FDSEA. « Il faut aussi se préoccuper des conséquences des brûlis, ajoute Dominique Lebreton. C'est une question de santé publique, mais aussi de responsabilité pour les agriculteurs, car nous effectuons très fréquemment des feux sur nos exploitations. »
En attendant, les exploitants touchés par la dioxine, s'estiment « heureux, même si nous ne sommes pas complètement satisfaits » des indemnités versées par l'Etat (2 200 000 €), les professionnels du lait et de la viande (400 000 €) et les conseils généraux (420 000 € en tout). « La solidarité a bien fonctionné, avoue Loïc Bauthamy, éleveur à Avessac et président de l'Association des éleveurs victimes de la dioxine. Maintenant il faut tirer les leçons de cette pollution. Car si demain, lors d'une prochaine crise, il n'y a rien de fait, c'est que les politiques, qui donnent les pouvoirs à l'administration, n'auront rien compris au film. »
Yann-Armel HUET.

Cadre et décor très sympa, de bons concerts de temps en temps. Accueil peu chalereux, "à la tête...

Dans un cadre agréable, un très bon rapport qualité/prix, bon accueil, un caramel au beurre salé...

Déco sympa et lieux très propres. Vue magnifique. Acceuil top, service poli et agréable, Bon...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...
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